Par Nelly Mazloum
L'application
de la Technique Orientale de Danse doit être supporté par un
enseignement structural organique suivant la base du mouvement du corps
dans l'espace. Pour établir un rapport entre le corps et les modes
Egyptiennes de danse, les études devraient être bases sur la croyance
sociale, vielle et nouvelle, les concepts mystiques, vieux et nouveaux,
les principes esthétiques vieux et nouveaux appartenant à une
tradition, vieille et nouvelle. C’est seulement de cette façon que
quelque chose d’essentiel peut être recapture d'une forme de danse
qui est venue à nous des temps archaïque.
Les artistes d’aujourd’hui, avec un instinct pour la vérité et un
sentiment pour la beauté, déploient des efforts sincères pour préserver
l'aspect authentique des Danses du Moyen Orient, ils essayent sérieusement
de sauver ces danses des griffes de l’exhibitionnisme commercialise
qui tord son expression artistique et dégrade sa signification
psychologique.
La Danse Orientale est un art d’une tradition préhistorique ou la
sensualité et la tendresse sont intimement attaches à la conscience
sensuelle qui inspire l'humanité depuis le début des temps. C'est un
art unique qui mérite d’être préserve sous sa forme primitive.
En 1990 j'ai écrit: “L’amour est le réveil de l'imagination,
errant dans les labyrinthes de la fantaisie, ou l'idéal externe est poursuivi et
retrouve seulement pour être perdu à nouveau.’ La Danse Orientale’
est le représentant archétype de cette conception.
La femme doit se déplacer dans un monde de mystères et de merveilles,
dispersant des promesses de délicatesses divines, devenant chair et
disparaissant derrière des voiles, laissant des tarasses d'espérance
qui remplissent l’atmosphère d’une angoisse douce jusqu'a ce
qu'elle réapparaisse pour faire de ce rêve une réalité. La Danse
Orientale est l'art de la fascination sous sa forme la plus pure.
Malheureusement, depuis le temps de Napoléon en Egypte le terme «Danse
du ventre» a été attache aveuglement, comme un tatouage indélébile,
à toutes les danses Egyptiennes. Plus tard, quand les Anglais occupèrent
L’Egypte, le terme «Danse du ventre» a été traduit en anglais
«Belly Dancing»; un terme qui sculpte une marque profonde dans la
chair de chaque danseur et danseuse, qu’ils soient bons, mauvais ou
simplement terribles. Un stigmate qui a dure jusqu’a maintenant!
Il est temps de réparer cet affront, il est temps que la Danse
Orientale
retrouve sa place honorable parmi le Panthéon de l'Art de danse antique.
Dans l'histoire de la danse, le style ‘HAWANEM’ (Dames) de danser en
Egypte est le style de danse le plus raffine et le plus cultive qui a été
adopte par les femmes de l’aristocratie ‘SAYEDATE’; en ce temps
la, ces femmes de l’aristocratie dansaient pour leur propre plaisir
dans la l’espace reclus du harem ‘Haramlec’ ou les hommes et
les étrangers ont été interdits d’entrer ou d’observer. Ce style
de danse a continue jusqu'a la fin des années trente ou la Royauté était
encore au pouvoir.
Les danseurs locaux professionnels étaient des interprètes de
descendance tribale comme les ‘Ghawazee’ qui étaient payées pour
leurs spectacles et qui différaient en qualité et style de danse pour
plaire aux spectateurs. Les descendants du style des ‘Ghawazee’ étaient
ceux qui deviennent plus tard les premiers professeurs de danse
orientale dans l'Ouest. Ce que nous avons aujourd'hui est un hochepot de
leur tradition mélange a l'arome du ‘Shykhana’ ces magasins de tee
qui étaient également des tavernes, ou les hommes se réunissaient
pour s'amuse. C'est aussi ou les soldats et les officiers de Napoléon
et par la suite ceux des armιes
de la Reine Victoria passaient leurs nuits. C’est la que ces soldats
et officiers ont assiste a ces spectacles choquants d’abord,
fascinants ensuite, au point de faire bouillir l'Europe avec le
bavardage sur les événements mystérieux de l'Orient.
Malheureusement la vraie tradition Orientale n'a jamais été découverte
par l'Ouest. Il est regrettable que cette situation demeure la même depuis
lors.
Les formes de danse d’Egypte ont un réservoir remarquable de thèmes,
de styles, de pas, de gestes, de rythmes, de travail de hanche de pied
et de tète, de mouvements de hanche et de torse, qui abondent avec
toute l'expression humaine possible. Elles couvrent un choix sans fin de
significations naturelles et simples du langage du corps qui est
une source riche de matériel de danse qui ne doit jamais être perdue.
Que devons-nous faire? D'abord
et avant tout, nous avons besoin d'un
changement radical de perspective.
La Danse Orientale est une manière de bouger le corps qui date de l’Ancien des
jours! Elle représente, pour moi, le futur de
l’entrainement physique total pour des femmes de tout âge.
La Danse Orientale n'a absolument rien à faire avec le sexe, elle
obtient son coup de départ des sources d’énergie dans le corps qui
libèrent les émotions refoulées et les manières spirituelles de se
déplacer,
appropriées à la physiologie féminine. La Danse Orientale libère et dégage
le corps des angularités variables, et de la discontinuité abrupt de
l'harmonie musculaire. Elle sauve l'allure de s'effondrer aux points d'équilibre
et résiste a la force d’attraction de la gravite. Elle soulage la lutte entre l’abandon et les obsessions ou idées fixes qui tordent le
corps avec des cuirasses défensives. Elle unit l'intellect au cœur,
le cœur a la conscience du corps et la conscience du corps a la liberté.
La Danse Orientale est un art archaïque qui a préserve une sagesse de grande importance pour nous les femmes et nous lui devons la place
honorable qu'elle mérite.
French Translation Emanuel R. Andrew
Copyright
©Nelly Mazloum, 1996
Copyright ©Emanuel R. Andrew, 2006
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